Éditions Ligne Rouge
Couverture — L'hygiène de l'égoïsme, Andrea Wu

Carnet d'introspection · 100 vérités · 120 pages

L'hygiène de l'égoïsme

100 vérités cash pour devenir ta préférence

Tu n'es pas gentille. Tu as peur.

Peur de décevoir, peur du silence après un non, peur de la tête qu'ils feraient. Alors tu dis oui. À tout le monde. Depuis toujours.

Ce carnet ne va pas te consoler. Il va te dire cent choses que personne ne te dit, parce que tout le monde a intérêt à ce que tu continues. Une vérité par page, cash devant, tendre dessous. Trois questions pour sentir où ça touche. Et des lignes pour l'écrire.

Commander le carnet — 14,99 € Version Kindle — 4,99 €

Broché 15 × 23 cm, papier crème, 120 pages. Livraison Amazon. Aussi en ebook.

Offert avec le livre : le carnet-compagnon. Les 100 fiches « À toi » en PDF, à imprimer chez toi — indispensable en Kindle, pratique en papier quand une page est pleine. Tu le télécharges ici, gratuitement : recevoir le carnet-compagnon.

Ce n'est pas un guide.
C'est un miroir avec des lignes.

Un guide dit quoi faire. Ce carnet fait regarder. Chaque page tient en une vérité qui pique, une consigne à faire le jour même, trois questions qui te renvoient à ce que tu ressens — dans la gorge, dans le ventre, dans les épaules — et l'espace pour l'écrire.

Parce que lire une vérité, ça fait réfléchir cinq minutes, puis ça s'efface. L'écrire avec tes mots, ça reste. Ce n'est pas une intuition : James W. Pennebaker, professeur de psychologie à l'université du Texas, le mesure depuis 1986. Ce qu'on écrit, on l'a identifié, et ce qu'on a identifié cesse de tourner en rond.

Cinq parties, cent vérités

I. Ce que tu appelles gentillesse — le diagnostic.
II. Ce qu'ils font de ta disponibilité — les autres.
III. Non, mode d'emploi — la pratique, phrase par phrase.
IV. La culpabilité, cet abonnement — comment résilier.
V. Ce qui arrive quand tu passes en premier — la sortie.

Égoïsme vient de ego, « je ». Ce n'est pas un défaut. C'est une hygiène.

Trois pages, pour voir le ton

Vérité 1

Tu n'es pas gentille. Tu as peur.

Tu as remarqué que tu dis oui avant même d'avoir compris la question ? La gentillesse qui ne sait pas dire non, ce n'est pas de la gentillesse. C'est une assurance contre le rejet. Tu payes les cotisations tous les jours, en temps, en énergie, en soirées, et tu appelles ça avoir bon cœur. Pour eux, c'est pratique.

Et maintenant : à la prochaine demande, compte jusqu'à trois avant de répondre. Juste trois secondes. Regarde ce qui se passe dans ton ventre pendant ce temps-là.

Vérité 41

« Non » est une phrase complète.

Pas « non, mais… », pas « non, désolée, c'est parce que… ». Juste non, un mot et un point, parce que tout ce que tu ajoutes après, c'est une porte que tu rouvres. Tu ne dois d'explication à personne. Si tu en donnes, c'est parce que tu as peur qu'un non tout seul ne suffise pas, mais il suffit.

Et maintenant : un seul non, sans rien derrière, et compte les mots. Si tu en dis plus d'un, tu recommences demain.

Vérité 8

Ta disponibilité n'est pas une qualité. C'est une porte sans serrure.

Tout le monde peut entrer chez toi, à n'importe quelle heure et pour n'importe quoi. Toi, tu trouves ça normal, tu dis que tu es « ouverte », mais les autres, eux, trouvent surtout ça pratique. Pourtant, une porte qu'on peut fermer, ce n'est pas une porte méchante, c'est juste une porte qui protège quelque chose. Et chez toi, il y a quelqu'un, alors ça mérite une serrure.

Et maintenant : mets ton téléphone en silencieux une heure par jour, toujours à la même heure, et ne préviens personne.

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L'auteure

A

Andrea Wu a été pendant des années celle sur qui tout le monde pouvait compter : une grande famille, trois enfants élevés seule, beaucoup d'amis. Elle aimait ça. Elle n'avait pas vu que compter sur elle était devenu si facile que plus personne ne se demandait ce que ça lui coûtait. Un soir, depuis la cuisine, elle a entendu sa famille parler d'elle comme d'une évidence : « On n'a qu'à demander à Andrea. » Elle a compris ce jour-là qu'elle n'était plus une personne, mais une solution. Elle a pris de la distance. Et des années plus tard, elle a écrit ce carnet, parce que des Andrea d'avant, il y en a beaucoup.

Elle vit et écrit à Paris.

Le carnet-compagnon, offert

Les cent pages « À toi » du livre, en fiches à imprimer : une page par vérité, avec les trois questions et l'espace pour écrire. Pour la version Kindle, pour recommencer une vérité quand la page est pleine, ou pour en offrir une page à quelqu'un.

Comment le télécharger : tu laisses ton prénom et ton adresse e-mail, tu reçois un mail, tu confirmes d'un clic, et le PDF (102 pages, format A4) arrive dans ta boîte. C'est gratuit, que tu aies le livre en papier ou en Kindle.

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Le carnet-compagnon en version papier. Et L'hygiène de l'égoïsme en anglais, en allemand, en espagnol et en italien — sous le même titre, parce qu'un « je » se dit pareil partout.

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« Oui mais moi… »
Ce qui empêche d'écrire, et ce qu'on en fait.

Tout le monde bute sur la première ligne. Voici les phrases qui reviennent le plus, et la réponse courte.

J'écris mal, je fais des fautes.

Personne ne lira ces pages. Dans l'étude de Pennebaker, l'orthographe et le style ne comptaient pas : seul le fait d'écrire changeait quelque chose. Écris comme tu parles, rature, abrège. Ce n'est pas une rédaction, c'est un endroit où poser ce qui pèse.

Je ne sais pas quoi écrire.

C'est pour ça qu'il y a trois questions avant les lignes. Réponds à la première, même par trois mots. Si rien ne vient, écris « rien ne vient » et pourquoi, à ton avis. C'est déjà la réponse.

Je n'ai pas le temps.

Une vérité, trois questions, cinq lignes : dix minutes. Pennebaker faisait écrire quinze minutes, quatre jours de suite, et c'est tout. Tu n'as pas à finir le carnet. Tu as à ouvrir une page.

Et si quelqu'un tombe dessus ?

Alors écris en sachant que tu peux déchirer la page après. Ce qui compte s'est passé pendant que tu écrivais, pas dans ce qui reste. Le carnet-compagnon existe aussi pour ça : une fiche, on la garde ou on la jette.

Je commence et j'arrête toujours.

Normal : tu as l'habitude de te mettre en dernier, y compris pour ça. Ne vise pas une routine. Vise la page suivante, une fois. Puis une autre fois. Cent vérités, ça se lit dans le désordre et ça se reprend où on veut.

Je préfère taper que d'écrire à la main.

Tape, alors. Ce qui a été mesuré, c'est l'effet de mettre des mots, pas celui du stylo. La main a un avantage : elle ralentit, et on triche moins quand on va lentement. Mais mieux vaut taper que ne rien écrire.

Ça sert à quoi d'écrire ce que je sais déjà ?

Tu le sais dans le vague. Écrit, ça devient précis : qui, quand, combien de fois, et ce que ça te fait. Ce que tu as identifié cesse de tourner en rond ; ce qui reste dans le vague continue.

La collection

Des carnets qui ne consolent pas. Toujours le même format : cent vérités, une par page, trois questions, et des lignes pour écrire. Les questions, tu les connais déjà : ce sont celles que tu ne te poses pas, et qui restent quand même. Une question sans réponse ne disparaît pas, elle se loge quelque part — la gorge, le ventre, les épaules — et elle attend. Ces trois questions vont la chercher là où elle s'est logée. Cela va sans dire, mais cela va mieux en l'écrivant : on ne change pas en lisant, on change en écrivant.

Pourquoi des lignes, et pas seulement des pages à lire

On le sait depuis toujours : écrire participe à la guérison. Les journaux intimes, les lettres qu'on n'envoie pas, les cahiers de deuil, les confessions — de tout temps, quand ça pèse trop, on prend une feuille. Ce que Pennebaker a apporté, c'est la mesure. En 1986, James W. Pennebaker, professeur de psychologie à l'université du Texas, demande à des étudiants d'écrire quinze à vingt minutes par jour, quatre jours de suite, sur ce qui les a le plus marqués — pas pour quelqu'un, pas bien, juste pour le poser. Dans les mois qui suivent, ils consultent moins le service de santé de l'université que ceux qui ont écrit sur des sujets neutres. Depuis, des centaines d'études ont répété l'expérience : mettre des mots sur ce qui pèse, à la main, en quelques séances courtes, améliore mesurablement l'humeur et la santé. L'effet est modeste, mais il est là, et il tient.

C'est pour ça que chaque vérité se termine par trois questions et des lignes, et que le carnet-compagnon reprend ces cent pages en fiches à imprimer : lire, c'est comprendre ; écrire, c'est identifier — et ce qu'on a identifié cesse de tourner en rond.

Paru

L'hygiène de l'égoïsme

100 vérités cash pour devenir ta préférence

Tu dis oui à tout le monde depuis toujours. Cent pages pour comprendre pourquoi, et pour arrêter.

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